Le semis de couvert sous maïs: 5 bonnes raisons d’essayer !

La technique de sous semis de couvert dans le maïs permet d’avoir un couvert végétal en place au moment de la récolte s’il est semé au stade 7-10 feuilles du maïs. Le couvert est alors implanté dans les inters rangs.

Pour quelles raisons est-il alors important de réfléchir sur l’implantation d’un couvert sous maïs?

Bien que les résultats soit variables d’une exploitation à une autre, en voici les principales raisons :
1 – Le couvert est un piège à nitrates qui permettrait de capter une partie de la minéralisation de l’humus du sol à l’automne. Cela limite le risque de lessivage pendant l’hiver. Ceci se vérifie d’autant plus que le maïs reçoit une fertilisation organique comme c’est le cas pour les éleveurs. Le semis en juin permet d’avoir un couvert suffisamment développé avant l’hiver pour être un piège à nitrate efficace. La quantité d’azote prélevé par le couvert dépend de la biomasse produite. On peut estimer qu’elle varie de 40 à 100 kg/ha.
2 – Sortir du maïs avec une biomasse en place est une garantie pour les éleveurs d’une source de fourrage à faible coût. Le pâturage permet d’éviter de dégrader les autres pâtures en période humide.
3 – Le couvert hivernal limite la levée des mauvaises graines. Même si les adventices ne gênent pas le maïs elles peuvent rapidement renouveler le stock semencier de la parcelle.
4 – La culture d’inter rang couvre le sol ce qui limite l’érosion et permet aussi de limiter l’entrainement des résidus de produits phytosanitaires dans les eaux.
5 – Avoir un couvert en place permet de faciliter l’accès aux parcelles pour les épandages en fin d’hiver. Il permet également une reprise plus facile des terres au printemps.

Quel est le couvert le mieux adapté ?

Les meilleurs résultats, quelques soient les conditions, sont obtenus avec le RGI non alternatif, le RGH et les trèfles blancs. Il reste toutefois intéressant de les mélanger avec des espèces complémentaires pour cumuler les atouts agronomiques. Le mélange Vesce velue – RGI présente des résultats intéressants en Bretagne. La navette peut aussi être adaptée. Attention à l’impact du tassement sur leur système racinaire pivotant…

Testimonial client

« Cela fait 4 ans que je pratique le semis de Ray-Grass Italien sous maïs sur une de mes parcelles. Je sème le RGI à 10kh/ha fin Juin ou début Juillet. Il ne faut pas semer trop tôt sinon le ray grass va concurrencer le maïs et si c’est trop tard je vais abimer la culture. Je le fais à l’œil en me disant que le maïs doit cacher les rangs. J’ai le même rendement en maïs, je peux y faire pâturer mes génisses et j’ai supprimé le deuxième passage en phytos ! »

Roger R. (35)

Les préconisations de Margaux

La liste des avantages est longue mais il faut être conscient des différents paramètres qui jouent sur le résultat : choix du couvert, période de semis, mode de semis, irrigation ou non… Il n’y a pas de solution prête à l’emploi c’est pour cela qu’il faut tester !

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