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La Grande Moisson : Récolte n°7

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Que s’est-il passé cette semaine dans le monde agricole ? 
On récolte ensemble l’actu en TOP 5 🙂 !

Certains agriculteurs profitent de la guerre américo-chinoise

Alors que de nombreux agriculteurs souffrent de la guerre commerciale, les producteurs américains d’ail s’en sortent beaucoup mieux depuis. En effet, les producteurs d’ail dépendaient surtout du marché intérieur.

Les droits de douane sur l’ail chinois étant passés de 10 à 25% le 9 mai, les cultivateurs américains d’ail peuvent plus facilement se positionner.

Mis à part les différences gustatives, l’ail californien a toujours été vendu à des prix beaucoup plus élevés que l’ail chinois. L’ail américain se vend aujourd’hui environ 60 dollars pour 30 livres (13,5kg) sur le marché de gros. Jusqu’à récemment, l’ail chinois se vendait à 20 dollars les 30 livres, avec les nouvelles taxes le prix a cependant doublé et pourrait encore augmenter…

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Source : Reuters
Illustration : Ail
Crédit : Reuters
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Source : Geo
Illustration : Marais salant
Crédit : Geo.fr

Le dérèglement climatique contraint les marais salants

A 350KM au nord d’Ho-Chi-Minh ville, des marais salants prennent place le long de la côte sur plusieurs kilomètres et emploient de nombreux vietnamiens. Toutefois cette activité est de plus en plus menacée selon la FAO : « Alors que le changement climatique et les épisodes météorologiques extrêmes ont un impact sur l’environnement de multiples façons, l’agriculture et la production alimentaire, l’Asie-Pacifique serait une des région les plus durement touchées »

Avant le lever du soleil et jusqu’à son couché, les ouvriers cassent la croute du sel et le transportent sur plusieurs mètres sous un soleil de plomb. Pour ce travail difficile, un ouvrier touche en moyenne 320$ par mois, c’est deux fois plus que la moyenne. Toutefois, la saison froide contraint les ouvriers à ne pouvoir travailler qu’une partie de l’année.

Le pays importe énormément de sel de Chine malgré son excédent agricole, les ouvriers voient alors leur prix de vente ainsi que leur rémunération baisser petit à petit. Au-delà de la politique économique, le pays souffre notamment du dérèglement climatique, la saliculture demande un temps sec et ensoleillé, hors le climat changeant entrainerait de plus en plus de journées pluvieuses.

Une communauté autochtone passe au numérique

Rumilda Fernández est l’un des tout premiers observateurs forestiers de sa tribu à utiliser les nouvelles technologies. Il parcourt les chemins étroits du territoire de la communauté Isla Jovai Teju pour cartographier la région à l’aide d’une application pour smartphone et d’un GPS.

Son travail est une question de survie pour son groupe, au fil des années, de vastes plantations de soja et de maïs ont engendré une déforestation massive, en grignotant au passage leurs terres.

«Avant, nous ne savions pas de combien d’hectares étaient nos terres. Nous avons maintenant la carte et la taille réelle »

L’initiative technologique fait partie d’un projet mené par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et vise à former huit jeunes autochtones issus de quatre communautés dans le district de Caaguazú, à environ 200 km à l’est de la capitale Asunción.

La perte de terres et de ressources naturelles est un problème conséquent pour les populations autochtones du Paraguay, qui représentent 2% de la population totale du pays. Les experts ont cité cette perte parmi les principales raisons pour lesquelles 75% d’entre eux vivent dans la pauvreté ou l’extrême pauvreté, selon les données officielles, les forêts étant encore aujourd’hui leurs « supermarchés ».

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Source :  Reuters
Illustration : Tribu autochtone
Crédit photo : Jorge Adorno pour reuters
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Source : Farming UK
Illustration : Poules

Une cérémonie pour soutenir les éleveurs de poules en pleine air.

Les Free Range Awards 2019 félicitent les entreprises agroalimentaires, les agriculteurs et les initiatives de marketing qui apportent au secteur des solutions innovantes au cours des 12 derniers mois.

L’année dernière, les juges avaient félicité Emma et Ben Mosey, un couple d’agriculteurs qui avait su allier pédagogie autour de leur métier et utilisation des medias sociaux et presse locale pour développer une clientèle fidèle.

Les neuf catégories de candidatures retenues cette année sont les suivantes : entreprise alimentaire de l’année, entreprise alimentaire nationale de l’année, initiative marketing de l’année, percée de l’année, grand producteur de l’année (plus de 16 000 poules), petit producteur de l’année (moins de 16 000 poules), employé de l’année, contribution exceptionnelle à l’industrie et récompense spéciale pour l’ensemble des réalisations.

Transformer son scooter pour les champs

Alors que le deux-roues continue de convaincre de plus en plus de citadins, il pourrait à son tour convaincre le monde rural et en particulier les agriculteurs. L’entreprise Flyvehavren propose déjà deux modèles. Ces scooters peuvent être utilisés pour faire le tour de sa parcelle ou encore augmenter la vitesse d’arrachage de ses betteraves montées, le tout en évitant d’abimer son terrain.

Le premier modèle est issu du PGO HOT, il embarque un moteur 2T de 50 cm3 alors que le second est un Yamaha de 125cm3. Ces deux scooters sont largement modifiés pour convenir aux conditions agricoles : la roue arrière est remplacée, des crampons sont ajoutés pour réduire le risque de patinage.

A ce jour l’entreprise danoise aurait vendu plus de dix scooters en moins d’un an.

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Source : Agriavis
Illustration : Un scooter des champs
Crédit : Flyvehavren​

 On se retrouve la semaine prochaine

pour une nouvelle récolte 😉 !

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