Échanges de conseils entre agriculteurs

Partager son savoir-faire entre agriculteurs avec Agrifind

Qui mieux pour conseiller, former et aider un agriculteur à améliorer et faire évoluer ses pratiques que d’autres agriculteurs ? Agrifind s’est inspiré du bon sens paysan pour lancer lors du Sima 2017, la première place de marché de la compétence agricole entre agriculteurs. Concrètement, la plateforme proposée par deux trentenaires déjà spécialistes du conseil et de la formation agricole, Sébastien Roumegous et Gilles Cavalli, propose de mettre en relation des agriculteurs souhaitant échanger sur leurs pratiques. Avec d’un côté ceux qui veulent apporter leur conseil : il leur suffit de déposer une offre sur le site (à chacun de fixer ses conditions, le prix de la prestation, le nombre d’heures, etc.). Et de l’autre côté, ceux qui cherchent à s’informer. Gain de temps, d’argent et une meilleure prise de décision sont les promesses faites par la start-up. Déposer une offre ou la consulter est gratuit. Agrifind se rémunère selon un pourcentage, après coup, sur le prix de la prestation. Tout type de production, transformation et commercialisation lié à l’agriculture peut être abordé sur la plateforme où l’on trouve aussi, aux côtés des exploitants, des offres de conseillers déjà en place dans le monde agricole. La start-up envisage d’élargir son champ d’action d’ici à la fin de l’année en développant notamment des services d’e-learning.

Carbon Bee fabrique la génération de capteurs AQiT-Sensor

Présente au Sima, la start-up n’est pas à la portée de tout le monde. Elle développe un capteur et des applications spécifiques pour les grands groupes, les coopératives, la recherche phytopharmaceutique, etc. Avec à peine deux ans d’existence, elle emploie déjà 7 personnes. « C’est du cas par cas », décrit-on chez les Drômois. « Le projet pilote est travaillé avec le client. Nous réalisons l’équation entre ses objectifs et les technologies disponibles. Puis nous lui proposons une solution. Elle est ensuite sa propriété. » Carbon Bee développe l’AQiT-Sensor notamment sur trois sujets. D’abord, la détection précoce des maladies et des adventices en maraîchage. La start-up développe aussi la détection de la flavescence dorée par drone sur les vignes.

De façon plus générale, AQiT-Sensor est une solution d’imagerie hyperspectrale pour les applications végétales. Le capteur est autonome et comporte un stockage, un GPS, une stabilisation électronique, une batterie rechargeable, un point d’accès au wifi avec interface web, etc. Il est prêt pour une intégration mécanique. Les données exportées sont exploitables avec AQiT-Map, logiciel « maison » basé sur les technologies Deep Learning, avec des algorithmes propriétaires. AQiT-Map apprend à détecter des symptômes sur végétaux. L’apprentissage est réalisé lors d’un projet pilote. Le logiciel crée des cartes interactives, localisant des zones de haute probabilité de plants touchés. Les rapports contiennent la localisation, la surface végétale estimée, et le niveau de probabilité. Pour l’heure, clients comme situations géographiques et problématiques visées des expérimentations demeurent confidentiels.

Phytos : l’état des nappes à portée de clic

Les démarches actuelles du gouvernement pour favoriser l’accès aux données environnementales recueillies par les services de l’état font des petits. Via l’organisation d’un concours, le service de la statistique du ministère de l’Environnement a fait plancher plusieurs candidats sur le sujet de la présence de produits phytosanitaires dans les eaux. Leur consigne : créer un outil offrant un service aux citoyens et permettant une « meilleure compréhension des enjeux tels que la pollution des nappes souterraines, l’évolution et la tendance de la contamination, l’alerte en cas d’apparition de nouvelles familles de pesticides, le suivi de l’impact de l’interdiction d’usage de certaines molécules, l’effet de cocktail (nombre de pesticides rencontrés par nappes)… », indiquait le ministère de l’Environnement dans un communiqué paru le 27 février dernier.

Le projet Phyt’eau viz a obtenu le premier prix de ce concours. C’est une plateforme, accessible en ligne, qui présente les concentrations totales de substances actives par station de mesure et au cours du temps, avec, pour chaque station, une fenêtre de visualisation des substances détectées (leurs concentrations au cours du temps et caractéristiques).

Cinq autres projets, accessibles en ligne, ont été primés dans le cadre du concours.

Agriconomie se lance dans la nutrition animale : La start-up s’est assurée un partenariat avec Feed Alliance. Toutes les filières d’élevage sont visées.

  1. Pilotersaferme.com passe un cap

    350 exploitants se sont emparés à ce jour de l’outil proposé par Pilotersaferme.com, destiné à la commercialisation de la récolte. Désormais présente dans 30 départements, la start-up cofondée par trois spécialistes du conseil agricole compte par ailleurs 500 abonnés à sa newsletter hebdomadaire. Et en deux ans, 400 personnes ont déjà pu s’éprouver et améliorer leurs aptitudes et réflexes face aux marchés, grâce à leur formation et leur simulateur 100 % digital.

  2. Une start-up sans gluten

    La start-up Matatie bénéficie de l’accompagnement d’AgroParisTech et de son « FoodLab » pour mener à bien son projet : fabriquer des pâtisseries gourmandes, amusantes, pratiques et sans allergène, en particulier sans gluten.

Laissez votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *