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Comment réussir sa conversion bio?

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De nombreuses exploitations agricoles se convertissent à l’agriculture biologique, pourquoi pas vous ? Evidemment cette transition ne s’effectue pas du jour au lendemain et demande une profonde réflexion sur son exploitation. C’est l’occasion de vous réapproprier votre exploitation, son fonctionnement et votre place dans la filière. Principes techniques de la culture bio, cahier des charges, assolement, gestion du troupeau, investissements matériels, commercialisation, adéquation entre vos projets professionnels et personnels : les questions que vous vous posez sont évidemment nombreuses. Voici quelques pistes, générales puis par filière, pour vous orienter…

Prendre le temps de construire un projet solide

Première chose à faire, renseignez-vous précisément sur l’agriculture biologique. De nombreuses informations sont disponibles sur internet comme le cahier des charges du bio, les pratiques culturales, les débouchés, la structuration de la filière… Vous pouvez aussi vous rendre à des réunions d’informations ou de formations afin de découvrir l’univers du bio. Cela vous permettra d’ailleurs de rencontrer des personnes avec le même projet que vous ou avec plus d’expériences. Cela permettra de vous donner une base de connaissance afin de faire maturer votre projet.

Se renseigner en rencontrant des producteurs bio

Pour se rendre compte concrètement des changements qu’implique l’agriculture biologique, n’hésitez pas à aller à la rencontre de producteurs. Ces rencontres sont très enrichissantes car les producteurs que vous rencontrerez ont vécu cette transition. Ils ont donc fait des choix spécifiques en fonction de leur exploitation. Ils vous expliqueront pourquoi et comment ils ont fait ces choix. Vous apprendrez également les erreurs à ne pas commettre, ce qui peut s’avérer très intéressant. Les salons professionnels bio sont également une bonne occasion d’échanger avec ces producteurs. 

Réfléchir à son projet en faisant des simulations

Être motivé par l’agriculture biologique ne suffit pas pour se convertir à l’agriculture biologique. Il faut avoir un projet qui tient la route sur le plan technique, économique et social. Pour cela, il faut diagnostiquer ce qu’il faut changer sur votre ferme pour respecter le cahier des charges bio et surtout être cohérent avec vos objectifs. Il faut donc faire plusieurs études avant de se lancer dans l’aventure bio : diagnostic de conversion, études de commercialisation, étude économique, étude technique …Ces études vous permettront d’avoir des avis objectifs et réalistes sur votre projet. Ils vous permettront également d’identifier concrètement les changements à effectuer sur votre ferme et de mesurer les impacts d’un passage en bio sur votre activité.

Anticiper une période de transition technique, économique et sociale

La conversion en agriculture biologique prend plusieurs années : 2 à 3 ans minimum. Durant ce laps de temps important, votre exploitation va connaitre de nombreux changements avant d’atteindre l’équilibre visé. Votre système de production ne sera pas nécessairement stabilisé (matière organique et vie du sol, régulation biologique des ravageurs, gestion du troupeau, etc.), vos rendements ne seront pas à leur rythme de croisière et vous ne bénéficierez pas du label et donc des prix plus rémunérateurs de la bio. Cette phase demande donc beaucoup de travail et parfois de moyens. Elle doit être anticipé au maximum lors de la réflexion du projet. 

Obtenir la certification AB

La certification AB conditionne votre projet. Elle est donc primordiale à obtenir ! Pour obtenir la certification et afficher la mention « produit issu de l’agriculture biologique », les produits commercialisés doivent être contrôlés conformes aux Règlements officiels de l’agriculture biologique, par un organisme de contrôle agréé par les pouvoirs publics.

Pour l’obtenir, vous devez commencer par notifier votre activité bio à l’Agence bio. Ensuite, vous devez choisir un organisme certificateur parmi ceux agréés (six actuellement : Certipaq, Certisud, Ecocert, Qualité France, SGS, Agrocert). Ce choix est entièrement libre : vous pouvez notamment vous baser sur leur proximité, les valeurs qu’ils affichent, leurs services annexes ou bien sûr leur prix. Notons que l’agrément et l’accréditation garantissent par principe une qualité de certification égale pour tous les organismes certificateurs. Il vous reste à signer votre contrat, et à accueillir la première visite du contrôleur : la visite d’habilitation.

Attention à réaliser toutes les autres démarches en parallèle (démarches pour obtenir aide à la conversion, puis crédit d’impôt, aide au maintien).

Être accompagné

Dernier point mais sans doute le plus important, il est préférable d’être accompagné dans son projet de conversion. De nombreux changements vont bouleverser votre exploitation et vous ne pouvez pas résoudre toutes les questions seuls. Vous commettrez bien évidemment des erreurs de débutants, ce qui est normal, mais pour les limiter au maximum vous avez besoin de conseils. Prenez donc contact avec des experts, votre conseiller de la chambre d’agriculture, un groupement de producteurs bio …

 

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