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Culture du colza : quelles sont les caractéristiques ?

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Le colza appartient à la famille des crucifères (Brassicacées). C’est une plante herbacée annuelle dont la taille est comprise entre 50 et 180 cm selon la variété. Sa profondeur d’enracinement se situe entre 90 et 190 cm, avec une moyenne d’environ 140 cm à maturité. Il est cultivé depuis l’Antiquité, notamment en Chine. Le colza fut introduit en Europe du Nord au XVIII ème siècle.

 Aujourd’hui, cette culture est largement présente dans les régions froides : Canada, Chine et Europe. Un des atouts de cette plante multifonctions est d’être une “tête de rotation”. Elle est généralement située en premier dans la rotation type des cultures et avant les céréales. Le colza permet de diminuer les intrants (engrais, pesticides) en absorbant l’azote en automne et en rompant le cycle des herbes indésirables et des maladies.

Le colza : une culture agronomiquement intéressante 

Le colza précède généralement une céréale dans les successions de culture. Un délai de retour du colza sur la même parcelle d’au minimum deux ans (mais  souvent plus) est pratiqué par les agriculteurs. Le calendrier de culture du colza et notamment la date de semis s’intercale bien avec celui des autres cultures de l’assolement.

Stimule le rendement

La culture du colza possède l’avantage d’être un facteur de diversification des rotations. Cela se répercute directement sur les rendements car ils sont en augmentation lorsque des céréales suivent par rapport à un blé de blé. Le colza stimule donc le rendement de la céréale qui suit. Un blé de colza produit environ 10% de rendement en plus qu’un blé de blé. Les différences de productivité peuvent aller jusqu’à 30%.

Diminution des adventices et des parasites

Outre le rendement des cultures suivantes, on observe également une diminution globale des problèmes sanitaires et donc des charges de production. D’après plusieurs études, le blé de colza a un coût de production inférieur par rapport à un blé de blé. Car les coûts de désherbage d’un blé sont plus faibles après un colza. 

L’alternance des cultures permet de mieux lutter contre les herbes indésirables en associant différents moyens de contrôle. La pratique d’une seule culture favorise les adventices dont le cycle coïncide avec le sien et qui appartient à la même classe. Le colza freine ainsi la reproduction des mauvaises herbes dont le cycle est hivernal ou printanier. En occupant le sol de septembre à juin, il limite le développement des adventices annuelles sur une période de dix mois, dès lors que le désherbage d’automne est satisfaisant.

De plus, les coûts de protection fongicide peuvent être diminué. En effet, les rotations diversifiées sont souvent favorables à la diminution de la pression en adventices, maladies et ravageurs. Le colza permet donc de rompre le cycle des maladies des céréales. Le piétin verse, les fusarioses et le piétin échaudage sont largement favorisés par les rotations céréalières courtes. Les effets bénéfiques du colza dans les rotations céréalières s’expliquent par le seul effet de « coupure ». De plus, la décomposition des résidus de culture du colza, riches en glucosinolates, entraîne la production de composés toxiques pouvant inhiber des champignons conservés dans le sol.

Ainsi, on peut facilement diversifier les matières actives utilisées et réduire les quantités de produits phytosanitaires, tout en assurant un meilleur contrôle des bioagresseurs. 

Piège à nitrates

Le besoin en fertilisation azotée (-20 à -50 unités) et phosphatée est moindre pour les cultures suivantes car le colza est la culture annuelle qui a la plus forte capacité à absorber, et donc à valoriser l’azote minéral issu des effluents organiques. Le colza absorbe une part importante de l’azote du sol pendant l’automne, ce qui permet de diminuer la quantité de nitrates lessivés pendant l’hiver.

Par ailleurs, le colza permet de valoriser efficacement les effluents d’élevage. Cette culture a de fortes capacités à valoriser des apports organiques de fin d’été. Il peut absorber plus de 100 kg d’azote, s’il est implanté suffisamment tôt.

Structure le sol

Autre atout du colza, il améliore l’état organique des sols. Dans la rotation, cette plante contribue à améliorer la teneur en matière organique du sol (composée d’environ 50% de carbone). La matière organique, essentielle à la fertilité, contribue à fournir de l’azote (suite à sa minéralisation), à améliorer la stabilité structurale (moindre sensibilité à la battance, à l’érosion et aux tassements) et à augmenter la capacité de stockage de l’eau et des éléments minéraux (amélioration de la capacité d’échange cationique ou CEC). 

De plus, le colza est considéré comme une protection contre l’érosion. Ce phénomène peut se traduire par la perte de plusieurs tonnes de terre par hectare et par an. En couvrant le sol 9 à 11 mois sur 12, notamment à l’automne, le colza réduit très sensiblement les risques d’érosion. 

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