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Bien-être animal : comment faire ?

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La souffrance animal est une préoccupation majeure et pas seulement pour les associations militantes. Elle est au cœur des débats sociétaux actuels.

Dans le monde entier, une prise de conscience s’observe depuis quelques années. Chaque Etat tente de prendre des mesures contre la souffrance animale, aussi bien terrestre, aérienne que marine.

  • Un sujet de plus en plus polémique

De nombreuses associations, fédérations et personnalités se sont engagées dans cette lutte en voyant que ce sujet montait dans l’opinion. C’est le cas de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), de L214, de Brigitte Bardot, Stéphane Bern et bien d’autres…

  • Tests interdits dans les cosmétiques

L’industrie cosmétique a été la première concernée par la protection des bêtes. Depuis 2004, elle n’a plus le droit de faire des tests de tolérance de ses produits sur les animaux, ce qui n’est pas sans conséquences sur l’innovation et le développement de nouvelles substances. Cependant, la législation sur le bien-être animal est encore lacunaire car elle ne s’applique pas encore à certaines espèces d’élevage (lapins, saumon, canard, truite).

  • Application à minima des directives

Selon la directrice de CIWF France, la France se contente d’application de façon simple les textes européens mais tout en jouant sur l’interprétation des textes pour continuer à accepter certaines pratiques jugées condamnables par les ONG.

  • Démarche de filière

Face à des consommateurs de plus en plus regardants sur les traitements animaux, les éleveurs, industriels, distributeurs ont décidé d’agir. Depuis quelques années seulement, les entreprises ont compris qu’elles avaient un rôle à jouer dans le bien-être animal.

  • Castration des porcelets

Malgré ces directives, les solutions ne sont pas toujours simples à mettre en œuvre. Par exemple, en 2010, la filière porcine s’était engagée à arrêter la castration des porcelets mâles, pratique permettant d’éviter que l’animal arrivé à maturité sexuelle dégage une forte odeur et produise, de ce fait, une viande inconsommable. Mais les solutions alternatives ne satisfont toujours pas les abatteurs et les porcelets continuent à être castrés.

Sous la pression de L214, les enseignes de la grande distribution ont pris les unes après les autres l’engagement de ne plus commercialiser que des oeufs pondus par des poules élevées en plein air, à partir de 2020 pour certaines, d’ici à 2025 pour d’autres.

De plus, la filière a investi 1 milliard d’euros pour se mettre en conformité avec la réglementation européenne, qui prévoyait qu’en 2012 les cages soient agrandies de 450 cm2par poule à 750 cm2, et aménagées avec des perchoirs, des aires de grattage, etc. Mais, pour la première fois, les conditions d’élevage vont être améliorées sous la pression de l’opinion et pas par la législation.

 

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